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Affichage des articles du mars, 2017

L'Ecole de Leipzig - Itinéraire bis n°5

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Allemagne


Cette semaine, on met à l'honneur les artistes sous le régime communiste en RDA notamment. Il s'agit de l'Ecole de Leipzig dont l'influence perdure encore. La raison de cet intérêt pour ce mouvement artistique ? Tout simplement parce que le roman de Herta Müller évoque cette période sombre et je trouvais intéressant de voir comment l'art a su résister à la censure et à la répression.


Herta Müller - Etape n°5

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Allemagne
La Convocation, 2001, aux éditions Métailié, traduit par Claire de Oliveira.Prix Nobel de Littérature en 2009.En stock sur La Librairie.com pour 6,70 euros (éditions Points).




Quatrième de couverture :


Dans le tramway qui la mène au bureau de la Securitate, où elle a de nouveau été convoquée, la narratrice lutte pour ne pas se laisser entraîner par son angoisse et le sentiment d'humiliation que son interrogateur va s'ingénier à provoquer dès son entrée. Elle a, un jour, osé glisser un message dans la poche du pantalon de luxe qu'elle cousait pour une maison italienne, comme une bouteille à la mer, depuis elle est convoquée... Elle voudrait pouvoir résister...

Mon avis :
Je ne suis pas parvenu à entrer dans ce roman. Pratiquement, du début à la fin, je luttais pour continuer à lire ces longs paragraphes, dont malheureusement je ne voyais pas le bout. C'est très dur à dire, sachant que l'auteure a été couronnée par le Prix Nobel. Mais je m'attendais sans dout…

M'hamed Issiakhem - Itinéraire bis n°4

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Algérie
Chaouiates, peinture de M'hamed Issiakhem

J'ai choisi cette artiste d'abord pour ce tableau réunissant quatre femmes. Un lien avec le roman d'Assia Djebar m'a sauté tout de suite aux yeux. Du coup, je suis parti à la rencontre de ce peintre dont je ne connaissais ni l'existence, ni le travail. J'ai été bouleversé par certains de ses portraits, sensibles et durs à la fois. J'espère que vous aussi...


Assia Djebar - Etape n°4

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Algérie
La Femme sans sépulture, 2004, aux éditions Livre de poche. Assia Djebar est membre de l'Académie Française. Son roman est disponible sur La Librairie.com au prix de 5,60 euros.


Quatrième de couverture :
La Femme sans sépulture, c'est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d'Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l'armée française. Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d'amante, d'amie, d'opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui scelle sa vie depuis l'enfance et qui ne l'a jamais quittée, sa présence irradiée flotte à jamais au-dessus de Césarée... Autour de Zoulikha s'animent d'autres figures de l'ombre, paysannes autant que citadines, vivant au quotidien l'engagement, la peur, la tragédie parfois.
Mon avis :
Que dire...? Face à un roman aussi sensible et aussi poignant. J'ai du mal à…

Inva Mula et Ermonela Jaho - Itinéraire bis n°3

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Albanie
Performance vocale de Inva Mula et Ermonela Jaho
Pourquoi mettre à l'honneur l'art lyrique par rapport au roman de Ismail Kadaré ? Dans le récit du romancier albanais, la musique classique est récurrente. Il s'agit de La Jeune Fille et la Mort de Schubert. Dès lors, j'ai cherché s'il existait des compositeurs, ou des interprètes d'opéra albanais et je suis tombé sur ces deux voix magnifiques. 


Articles connexes :Interview de Inva Mula Interview de Ermonela Jaho

Ismaïl Kadaré - Etape n°3

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Albanie
Le dîner de trop, aux éditions Fayard, traduit par Tedi Papavrami. Disponible sur commande pour 18,20 euros sur La Librairie.com (existe aussi en version numérique)



Quatrième de couverture :
Gjirokastër - la "ville de pierre" au sud de l'Albanie - voit déferler les troupes allemandes qui remontent de la Grèce envahie. A leur tête, un colonel nazi qui a fait ses études en Allemagne avec un dignitaire de la ville, le docteur Gurameto. Le colonel von Schwabe retrouve avec effusion son ex-condisciple qui l'invite à dîner. Or, des maquisards ouvrent le feu sur l'avant-garde des blindés allemands. En représailles, les nazis raflent des otages parmi les habitants de la cité. Le docteur Gurameto se sent contraint durant le souper avec l'état-major allemand de convaincre le colonel de les libérer - y compris un pharmacien juif - sous peine de passer pour traître aux yeux de la population. Il obtient gain de cause. 
Une fois la guerre terminée et le communisme inst…

Zanele Muholi - Itinéraire bis n°2

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Afrique du Sud
Faces and Phases, exposition photographique de Zanele Muholi


J'ai décidé de mettre en lumière une artiste sud-africaine noire pour montrer, non seulement le travail saisissant de Zanele Muholi, mais également pour souligner ce qui constitue l'histoire de ce pays, la co-existence entre une population blanche (représentée par Coetzee dans ce blog) et une population noire, dont Zanele Muholi sera ici la porte-parole. 

John Maxwell Coetzee - Etape n°2

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Afrique du Sud
Disgrâce, 2001, aux éditions du Seuil, traduit par Catherine Lauga du Plessis. Roman récompensé du Booker Prize.
Disponible à 7,30 euros sur La Librairie.com aux éditions Points.



Quatrième de couverture :
Âgé de 52 ans et divorcé deux fois, David Lurie enseigne la poésie romantique et la communication à l'Université du Cap. Encore jeune de corps et de coeur, ce Don Juan du campus se laisse aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être. Mais la petite étudiante se moque bien de Wordworth et de Byron et l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne. 
Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui compte encore à ses yeux. Mais les temps ont changé. La fracture sociale est arrivée jusqu'au coeur de ce pays et la violence n'épargne pas les campagnes. L'idylle pastorale tourne au cauchemar.
Mon avis :
On est désemparé à longueur de pages. Désemparé, mais pas su…

Shamsia Hassani - Itinéraire bis n°1

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Afghanistan
Oeuvre de street-art par Shamsia Hassani.

J'ai choisi de mettre en regard cette street-artiste avec le roman d'Atiq Rahimi, par leur volonté commune, et différente, de sublimer la guerre qui sévit en Afghanistan. Le romancier s'en sert comme un décor discret, une atmosphère sous-jacente qui relie violence intérieure et extérieure, tandis que Shamsia Hassani utilise la destruction, le chaos de la guerre comme un support artistique pour amener les afghans à pouvoir rêver de nouveau.