Florent Couao-Zotti - Etape n°24

Bénin


Si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au porc de le dire, 2010, aux éditions Le Serpent à Plumes.

Livre malheureusement épuisé sur La Librairie.com, apparemment disponible sur Amazon au prix de 8,39 euros. 


Bénin


Quatrième de couverture :


Il y a d'abord une miss, belle et longiligne, qu'on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, toute aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d'affaires libanais d'échanger de l'argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d'ange.

Par-dessus le marché, deux flics de la brigade des stupéfiants sont prêts à bousculer les habitudes établies dans la hiérarchie. Ils refusent de faire ami-ami avec les trafiquants et s'engagent dans une course-poursuite contre le principal suspect : Smaïn, l'homme d'affaires.

Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu'elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de "pagaille nocturne". Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon : si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au porc de le dire !

Mon avis :


Quel roman haletant nous offre Florent Couao-Zotti !

Dès la première scène, j'ai été saisi par le rythme entraînant que met en place la narration. Si vous êtes amateur de séries telles que 24 heures chrono, je vous recommande ce livre. Il est brillamment construit pour que le lecteur reste en alerte et dévore les pages pour obtenir le fin mot de l'histoire. 

Le suspens, ici, n'est pas de savoir qui a tué qui. Il réside dans l'hypothèse que le criminel puisse s'en sortir et c'est drôlement jouissif. Cette course-poursuite a pour décor le Bénin, magnifiquement mis en relief par l'auteur : l'agitation routière, la pauvreté, la chaleur... autant de motifs à décrire pour l'auteur, à imaginer pour le lecteur.

A cela s'ajoute un plaisir tout personnel. Le nom des chapitres. Florent Couao-Zotti a fait le choix de leur donner un titre sous la forme de proverbes (sans doute) africains, à l'exemple de celui du roman. J'ai trouvé ça non seulement amusant mais aussi exceptionnellement captivant car les maximes détenaient quelque chose de mystérieux qui aiguillaient notre lecture de la séquence suivante. Ludique et intelligent !


En résumé, c'est un livre prenant, avec des scènes de violences crues, du chantage, de la tension. 

Un cocktail bien détonant.  

La semaine prochaine, cap sur les Bermudes

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